Protéger les victimes

Recovery scam : reconnaître une arnaque au recouvrement

Après une première arnaque crypto, un « sauveur » vous contacte et promet de tout récupérer. Méfiance : dans l'immense majorité des cas, c'est une seconde arnaque. Voici comment la repérer en quelques secondes.

Mis à jour le 1 juin 2026 Lecture : 7 min Par Arkane Risk

1. Qu'est-ce qu'un recovery scam ?

Un recovery scam — ou « arnaque au recouvrement » — est une fraude qui cible spécifiquement les personnes déjà victimes d'une première arnaque. De faux services de récupération promettent de retrouver les fonds perdus, encaissent des « frais » payés à l'avance, puis disparaissent. C'est une escroquerie qui se nourrit de la détresse et de l'espoir.

Le procédé est d'une efficacité redoutable parce qu'il s'adresse à des gens qui veulent désespérément croire qu'une solution existe. Les autorités, dont le FBI dans son rapport annuel, alertent régulièrement sur ces fraudes secondaires.

À retenir

Aucune récupération de cryptomonnaies ne peut être « garantie ». Elle dépend de la justice, de la coopération des plateformes et de l'état de dissipation des fonds. Quiconque vous promet un remboursement certain vous ment.

2. Pourquoi les victimes sont reciblées

Les coordonnées des victimes circulent. Une fois qu'un escroc a vos informations — ou les achète à un premier réseau —, vous devenez une cible privilégiée pour le recouvrement frauduleux. Les approches sont souvent personnalisées : on connaît le montant perdu, la plateforme utilisée, parfois le détail de votre dossier. Cette apparente connaissance est précisément ce qui rend l'arnaque crédible.

3. Les 8 signaux qui trahissent l'arnaque

Un seul de ces signaux doit déjà éveiller votre vigilance. Plusieurs réunis ne laissent aucun doute :

  1. Promesse de remboursement « garanti » ou de résultat certain. Impossible et donc mensonger.
  2. Frais à payer d'avance pour « débloquer », « libérer » ou « assurer » la récupération.
  3. Contact spontané : on vous appelle ou on vous écrit sans que vous ayez rien demandé.
  4. Paiement exigé en cryptomonnaie, en cartes cadeaux ou via des canaux intraçables.
  5. Aucune existence légale vérifiable : pas d'adresse réelle, pas d'immatriculation, pas d'agrément.
  6. Usurpation d'autorité : faux agents d'une « brigade crypto », d'un régulateur ou d'une plateforme connue.
  7. Pression et urgence : « il faut agir aujourd'hui, sinon les fonds seront perdus ».
  8. Demande d'accès à distance à votre ordinateur ou à votre portefeuille.
Signal d'alerte n°1

« Nous avons localisé vos fonds, il suffit de régler les frais de déblocage. » Un vrai investigateur facture une analyse, jamais un déblocage. Les fonds ne se « débloquent » pas contre paiement à un prestataire privé : seule une décision de justice peut ordonner leur restitution.

4. Comment vérifier un prestataire légitime

Un acteur sérieux n'a rien à cacher. Avant tout engagement, vérifiez :

  • Son identité et son existence légale : raison sociale, adresse physique, numéro d'immatriculation (en France, SIREN/SIRET consultables).
  • Ses agréments officiels : en France, les activités d'investigation privée relèvent d'un agrément délivré par le CNAPS.
  • La clarté de la prestation : un acteur honnête vend une analyse au périmètre défini, à un prix annoncé, sans promettre de résultat.
  • L'absence de garantie de remboursement : c'est, paradoxalement, un gage de sérieux.
  • Le mode de paiement : facture en bonne et due forme, paiement traçable.

Vous pouvez aussi recouper le nom du prestataire avec les listes noires de l'AMF et signaler tout doute sur cybermalveillance.gouv.fr.

Une démarche transparente, sans promesse de résultat

Arkane Risk est une société identifiable, agréée, qui facture une analyse — pas un « déblocage ». Le diagnostic initial est gratuit et nous vous disons franchement ce qui est possible.

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5. Que faire si vous êtes ciblé

  • Ne payez rien et ne donnez aucun accès à vos comptes ou appareils.
  • Conservez les preuves du nouveau contact (messages, numéros, sites).
  • Signalez la tentative sur cybermalveillance.gouv.fr et, le cas échéant, complétez votre plainte.
  • Vérifiez toute proposition selon les critères ci-dessus avant le moindre engagement.

En résumé

Le recovery scam exploite l'espoir des victimes avec une promesse impossible : la récupération garantie. Retenez la règle d'or — personne ne peut garantir le retour de vos fonds — et vérifiez toujours l'existence légale, les agréments et la transparence d'un prestataire avant de vous engager.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un recovery scam ?
C'est une arnaque au recouvrement qui cible les personnes déjà victimes d'une première fraude. De faux récupérateurs promettent de retrouver les fonds contre des frais payés d'avance, puis disparaissent.
Un service peut-il garantir le remboursement ?
Non. La récupération dépend de la justice, de la coopération des plateformes et de l'état de dissipation des fonds. Toute promesse de remboursement garanti est le signal d'une arnaque.
Comment vérifier qu'un prestataire est légitime ?
Vérifiez son existence légale (identité, adresse, immatriculation), ses agréments officiels (en France, l'agrément CNAPS), la clarté de sa facturation et l'absence de toute promesse de résultat garanti. Un acteur légitime ne vous contacte pas spontanément après une arnaque.
J'ai déjà payé un faux récupérateur, que faire ?
Cessez tout versement, conservez les preuves du contact et de vos paiements, signalez sur cybermalveillance.gouv.fr et complétez votre plainte. Les nouveaux paiements en crypto peuvent eux-mêmes être tracés.
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Avertissement. Arkane Risk fournit une prestation d'investigation et d'analyse technique. Nous ne sommes pas un service de remboursement et ne garantissons en aucun cas la récupération des fonds, qui dépend de facteurs extérieurs (décisions de justice, coopération des plateformes, état de dissipation des fonds). Nos constats reposent exclusivement sur des sources publiques et vérifiables. Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique.