Les victimes d'une première fraude sont des cibles de choix : leurs coordonnées circulent entre escrocs, et l'espoir de récupérer leur argent les rend vulnérables. D'où une vague d'arnaques fondées sur l'usurpation d'autorité.
1. Pourquoi ces usurpations ciblent les victimes
Le ressort est simple : se faire passer pour une autorité de confiance (AMF, police, justice) afin de paraître crédible, puis exploiter votre espoir de récupération pour obtenir un paiement ou des données sensibles. Aucune autorité réelle ne fonctionne ainsi.
2. L'usurpation de l'AMF
De faux courriers, e-mails ou appels se présentent au nom de l'Autorité des marchés financiers. Ils annoncent un « fonds d'indemnisation », une « procédure de remboursement » ou une « libération de fonds bloqués »… contre des frais.
- L'AMF ne contacte pas spontanément les particuliers pour leur rendre de l'argent.
- Elle ne demande jamais de paiement.
- Elle alerte elle-même régulièrement sur ces usurpations de son nom et de son logo.
Vérifiez toute sollicitation via le site officiel de l'AMF et ses listes noires.
3. Faux policiers, gendarmes et Interpol
Autre registre : un « officier » vous annonce que vos fonds ont été retrouvés, ou qu'une enquête internationale est en cours, et qu'il faut payer des « frais » ou des « cautions » pour les débloquer.
Aucune autorité ne demande de paiement pour récupérer des fonds. Ni la police, ni la gendarmerie, ni la justice, ni Interpol ne réclament de frais, de caution ou votre phrase de récupération. Toute demande de ce type est une arnaque.
4. Faux enquêteurs et faux experts
Certains se présentent comme des « enquêteurs crypto » ou des « experts » indépendants ayant « localisé » vos fonds, et garantissent leur récupération. C'est la forme spécialisée du recovery scam. Pour distinguer un vrai prestataire d'un faux, voyez : comment vérifier un prestataire de récupération.
Un doute sur un interlocuteur ?
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Réserver un diagnostic gratuit5. Comment vérifier et réagir
- Ne rappelez jamais le numéro fourni : raccrochez et contactez l'organisme par ses coordonnées officielles, trouvées par vous-même.
- Ne communiquez aucune donnée sensible (identifiants, seed phrase) et n'effectuez aucun paiement.
- Conservez les preuves (numéros, courriers, e-mails) et signalez sur cybermalveillance.gouv.fr.
- En cas d'usurpation de l'AMF, signalez-le à l'AMF.
En résumé
Aucune autorité (AMF, police, justice) ne vous contacte spontanément pour récupérer vos fonds, et aucune ne demande de paiement. Tout interlocuteur qui l'affirme usurpe une identité pour vous arnaquer une seconde fois. Vérifiez toujours par les canaux officiels, ne payez rien, et signalez.